"Pensée Léonardienne" 4ème de couverture

EXTRAIT p. 35 Chp "Révélations" :

 

Commençons par tracer à l’aide d’un compas un cercle parfait : il nous faut un point d’origine, un centre, un essieu autrement dit un axe. Une fois ce périmètre réalisé autour de cet axe, on obtiendra une figure dynamique : un cercle que l’on pourra diviser en 4 parties égales. Elles correspondent dans la philosophie présocratique, dans les mythes ainsi que dans la symbolique biblique aux quatre éléments, mais aussi à la croix en mouvement autour de son axe.

En reliant à l’aide d’une règle les extrémités de la croix ainsi tracée, on obtiendra un carré issu du cercle, également dynamique.

Dans la culture sacrée, le carré est souvent associé au cercle pour exprimer la dualité ciel-terre. C'est ainsi que de nombreux édifices possèdent une base carrée et un toit circulaire comme dans les stupas bouddhiques, par exemple. 

Au moyen âge, on associait la quadrature du cercle à un savoir secret qui donnerait accès au divin. Ce célèbre problème de géométrie consiste à dessiner un carré et un cercle de même aire.

La communauté scientifique s’interroge depuis des siècles sur ce qui a motivé l’artiste à décentrer l’axe du carré dans son homme de Vitruve.

Le génie de Léonard de Vinci s’exprime dans un premier temps lorsqu’il utilise le symbole universel du carré, qui représente la terre et ses points cardinaux. Ceux-ci sont les atouts majeurs de sa démonstration.

 

Il focalise  notre attention en désaxant cette figure géométrique vers le Sud, ce qui génère l’apparition d’une frontière. Cette action de décentrer aura  pour effet de stopper le mouvement dynamique du cercle. Le carré représentant à la  fois les quatre éléments, les quatre directions,   les quatre mouvements de l’homme illustrant la rotation de la terre. Dans le même temps,  centrer l’axe  du carré  et du cercle respectivement sur le sexe et sur le nombril de l’homme, tout en les gardant alignés sur cette même ligne verticale (Nord/Sud).

Elle représente la proportion exacte de toute chose (Appelée Rébis par les alchimistes) sa quête de l’entier et du tout. Il met en scène la puissance des  opposés. (Orient/Occident, Est/Ouest, Yin/Yang, Masculin/Féminin,   Positif/Négatif etc.…)

 

De Vinci fait clairement référence à cette ligne dans son recueil de citations, que je matérialise ici par un trait vert émeraude. C’est pour moi son intime confession :

« Ma folie des reflets a engendré mon amour des miroirs et le miroir devient ainsi l’étroit passage entre le visible et l’invisible ». De Vinci

Mon postulat est  de tracer les diagonales implicites (nœud gordien) dans le carré,  qui figure dans son dessin  afin de  vérifier la position centrale du sexe. L’homme est la conjonction des 4 symboles universels que sont le centre, le cercle, la croix et le carré. Apparait ainsi un graphe de l'aplatissement d'un polyèdre  appelé aujourd’hui "diagramme de Schlegel*".