ETUDES

L'Homme de Vitruve

Vers 1490, texte illustré, dessin à la plume et au lavis, format 34 x 26 cm
Collection Gallerie dell'Accademia de Venise
 
 
Léonard de Vinci a dessiné l'Homme de Vitruve pour répondre à une question posée par l'architecte Vitruve dans  le troisième livre de son traité d'architecture non illustré : "Comment mettre un homme dans un carré et dans un cercle sans modifier ses proportions ?".
Depuis ces cinq cents dernières années, la communauté scientifique du monde entier l'ayant étudié, n'a pas validé la réponse faite par Léonard de Vinci à travers ce croquis, ce dessin soulevant un bon nombre de questions comme la position décentrée du carré par rapport au cercle.
Celle-ci est la clé de voûte de mes recherches ainsi que de mon hypothèse de vérité, fondée sur des démonstrations parfaitement vérifiables.
"L'Homme de Vitruve est à la Joconde ce qu'une combinaison est au coffre-fort"
Guy Ernest
Comme je le confiais dernièrement à un professeur agrégé de Tours et à l'instar de son écriture spéculaire, Léonard de Vinci dissimule dans son croquis ce que l'on appellera plus tard un graphe de l'aplatissement d'un polyèdre (voir page 39 de mon livre "Fragrance d'Enigme"). Il provoque, comme à son habitude, chez l'observateur, un questionnement qui le lui fera visualiser sous un autre angle de vue (un homme en position horizontale, allongé sur le dos).
- Pourquoi a-t-il décentré son carré ?
- A quoi correspondent les traits de construction sur les membres et le tronc de l'homme ?...
Il décrit avec les moyens de son époque un octaèdre convexe vu de dessus. Cela en respectant scrupuleusement les écrits de l'architecte Vitruve : un homme aux bras et aux jambes écartés s'inscrivant dans les figures géométriques parfaites que sont le cercle et le carré.
Comme nous le précise Laure Fagnart, (voir vidéo/onglet "Focus") j'ai la conviction qu'il procède comme à son habitude en utilisant l'homme dans ce dessin comme accessoire. Il nous montre ainsi le nom de ses modèles (Ginevra de Benci, Cecilia Gallerini entre autres)
Celui-ci, à travers son descriptif, nous donne le nom de cette forme géométrique, que nous identifions tous comme étant un carré mais qui pourtant porte en lui toutes les particularités d'un octaèdre : triangle équilatéral entre les jambes de l'homme, le croisement des deux diagonales matérialisant d'une part le sommet des pyramides vues du dessus et d'autre part correspondant au centre de leurs surfaces planes (sexe de l'homme), la jonction de ces polyèdres formant une unité lorsqu'il est bien positionné tel que Vitruve l'a pensé.
Comment répondre à cette question posée il y a 2000 ans en 29 secondes ?
"COMMENT METTRE UN HOMME DANS UN CARRE ET DANS UN
CERCLE  SANS MODIFIER SES PROPORTIONS ?"

Animation réalisée par Kevin Abon

La Joconde / Mona Lisa

Deux noms pour un seul tableau ; Alors pourquoi pas deux lectures ?

La première est celle que vous proposent les historiens d’Art et autres spécialistes.

La seconde est celle que je vous propose dans « Pensée Léonardienne ».

Issue de textes, de reportages, d’expertises de ces professionnels de l’Art mais aussi fondée sur leurs analyses artistiques.

Je vais vous faire saisir, à partir de cette banque de données gigantesques, comment ce Toscan né en 1452, génie universel, gaucher, aimant jouer avec les mots, espiègle, alchimiste, a fait pour nous captiver devant cette œuvre pendant des siècles.

Depuis 500 ans, le tableau de la Joconde a été mainte fois étudié sans que l’on y décèle le thème principal. Ce thème émane pourtant comme une « fragrance d’énigme » pour celui qui la regarde. Selon moi, il sème des indices qui nous mèneront vers cet « être divin, masculin, défunt » comme nous le décrit Elizabetta Gnignera

Vidéo entretien d'Elisabetta Gnignera par Andrew Graham Dixon

Ce documentaire recèle pour moi des trésors d’informations pour comprendre.

Par ailleurs, les alchimistes emploient des symboles et des termes, comme le mot passage qui signifie le mélange de la matière, volatile qui est la mutation de la matière, ou encore le serpent pour désigner la matière, mais aussi le vert émeraude signifiant la connaissance des choses cachées etc. … (voir chp 3).

Hasard ou coïncidence, nous pouvons constater par nous mêmes que dans cette œuvre il y a effectivement un pont qui signifie le passage, une rivière qui serpente, une discrète silhouette d’oiseau. Mais aussi l’horizon incliné qui nous propose un autre angle de vue.

Les pigments gris-vert de la robe de la Joconde ont été mis à jour par Pascal Cotte en 2004 (scientifique devenu expert mondial en œuvre d’art).

MISE EN ABÎME

 

 

Et si nous revenions à l’absence de signature de ses œuvres…

La personnalité espiègle de ce génie que nous dépeint Sophie Chauveau (écrivaine, journaliste) nous donne à penser que si cet homme avait une signature elle serait tellement présente qu’elle en serait invisible, sous un angle de vue habituel. Pour tenter de la débusquer je me réfère, comme à mon habitude, à la définition du dictionnaire du mot signature : "Cette marque apposée par un artiste sur son oeuvre pour attester qu'il en est l'auteur. Inscription qu'une personne fait de son nom (sous une forme particulière et constante) en vue de certifier exact ou authentique"

Fort de ces informations, il m’apparait évident que dans son œuvre majeure :

 1- Le demi-sourire de la Joconde partageant son visage en deux parties

 2- Cet horizon incliné

 3- Un pont qui intrigue quant à sa présence

 4- Son écriture qui est restée indéchiffrable pendant près de trois siècles

​ 5- Le carré décentré dans son Homme de Vitruve

 

Chacun de ces détails soulèvent à eux seuls, pour les spécialistes, des interrogations récurrentes. Pourtant l’explication de la position du carré dans l’Homme de Vitruve (p. 36) donne une légitimité à ces éléments.

 

« Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail » Léonard de Vinci

Pour mieux assimiler toutes ces informations, il faut savoir que Léonard de Vinci a longuement étudié l’œil humain. Il peut ainsi cacher des images spéculaires dans ses peintures et croquis. Ce génie espiègle sème des indices pour que l’on puisse les retrouver …

Par exemple, cette citation : « le plus petit des félins est une œuvre d’art » L. De Vinci

Elle m’a dirigé entre autres, sur un croquis de 21 x 25 cm, appelé la « Scapigliata », l’ébouriffée  en français, dissimulant un fauve dans la chevelure de ce portrait.

S​i vous pensez avoir la réponse, cliquez sur le lien suivant !

Dans le documentaire d’Elisabetta Gnignera, chercheuse de l'histoire des costumes, coiffes et coiffures de la renaissance italienne (lien vidéo dans onglet Focus), on apprend que le Maître aurait pu insérer une signature invisible dans le tableau de la Joconde, toujours en utilisant des accessoires.

Il affectionnait particulièrement la teinte Léonato que l’on retrouve notamment sur le décolleté de Mona Lisa orné de broderie appelés nœuds Vinciens.

Il est primordial de savoir que le mot Léonato se traduit en français par « fauve ».

J’ai donc fait la concordance entre les images de félins que j’ai découvertes dans ses œuvres, et la prononciation en Toscan de son prénom : Lionardo. (Etymologie de Léo, prénom latin, signifiant « lion »).

Cette signature invisible peinte sur la robe de la Joconde possède une forte corrélation avec les trois images de félins dévoilées tout au long de mon livre.

Et maintenant lecteur averti, les précieux éléments ci dessous  vous guideront pour découvrir par vous-même cette image subliminale dans ce portrait ci-dessous et décrits dans ces enregistrements (micro-trottoir) :

Le sourire de cette belle dame est déclenché par la vision de sa moitié : son mari, cet être divin, défunt, assis dans sa barque, lisant son grimoire d’alchimiste. Il est de retour du royaume des ombres. (p.22)

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INEDIT : FRAGRANCE D'ENIGME
 
Comment utiliser toutes ces informations pour comprendre le génie d’un génie ?
C’est en revenant à la source, l’enfance de Léonard de Vinci, que nous allons y parvenir.
Georgio Vasari,  historien d’art et écrivain, contemporain de Léonard, nous apprend que celui-ci aimait à assembler divers éléments pour n’en faire qu’un. A la manière de l’alchimie, dès ses dix ans, il rassemble plusieurs petits éléments naturels, allant de morceaux d’animaux à des insectes desséchés, pour former un être repoussant afin de créer une Rondache.
Pascal Brioist, spécialiste de Vinci, nous enseigne que certaines œuvres du Maître sont construites dans le même esprit.
En effet,  la Joconde après une étude minutieuse, laisse apparaitre des éléments (horizon incliné, demi-sourire) et des symboles subtils visibles dès la première lecture. Néanmoins,
ceux-ci sont étudiés et interprétés de façon individuelle. Cela abouti à des impasses, des questionnements, qui font que la Joconde reste une œuvre mystérieuse.  Par exemple, au 15e siècle, les personnages représentés les cheveux détachés  sont des défunts. Or la Joconde représente  Lisa Del Giocondo, qui est bien vivante lors de la création de la peinture en 1503.
 
Lors de l’analyse de ces symboles, il est négligé plusieurs aspects de la vie et de la personnalité de Léonard. Par exemple, son intérêt pour l’alchimie.
Dans la Joconde, nous avons plusieurs symboles déjà cités et expliqués dans cette page
(le pont, la rivière, la couleur de la robe,  le faucon, les cheveux,  l’étole sur son épaule). 
Tous associés, ces symboles  semblent évoquer l’alchimie, le masculin, le divin, le défunt.
Une certaine fragrance d’énigme qui émane de ce tableau.
 
L’alchimie présente dans la nature qu’il observe,  est un domaine prépondérant dans la vie du maitre de Vinci : cela lui a permis de rédiger en 1510 sa "Théorie de l’eau",  ou il consigne que « l’eau est la base de tout, l’eau est reflet, l’eau sculpte les montagnes, l’eau donne la vie, l’eau ressemble à la forme elliptique des jeunes pousses des feuilles, l’eau est comparable a une chevelure.. ». Il constate que l’eau, l’air et les cheveux sont mus par la même force.
On a négligé également  ses études approfondies sur la vision humaine, son attrait des miroirs, son espièglerie,  ses jeux de mots  dans ses écrits et certains de ces tableaux (la sainte Anne, la vierge et l’enfant, la Dame à l’hermine…).
Je me suis remémoré les questions qui subsistent autour de la Joconde :
  • Pourquoi ce demi-sourire énigmatique ?
  • Pourquoi la perspective de ce tableau met-elle en lumière un horizon incliné ?
 Ses interrogations obtiennent leurs réponses dans la ligne de jonction des opposés.
Cette ligne qu’incarne cet index érigé  ainsi que l’image spéculaire que personne ne semble voir dans le carton de la sainte Anne (section dorée)  que l’on  retrouve dans l’homme de Vitruve et dans ce dessin ci-dessous ;  Cette symétrie est appelée Rébis (Du latin Res-bis qui veut dire chose double).
De Vinci l’a illustré ainsi :
Cette ligne nord/sud ( voir onglet "Extraits Pensée Léonardienne") est pour le Maitre le point d’orgue d’une quête qui reflète LE Mystère des opposés : l’est/l’ouest, l’ombre/ la lumière, le yin/ le yang, le masculin et le féminin.
Ainsi à travers LE Mystère que représente  cette  jonction des opposés,  il répond de manière singulière dans plusieurs de ces œuvres,  entre le vu et le non-vu, pour suggérer le mystère et la peur. Ceci pour répondre  à la question récurrente qui préoccupe les artistes  de la Renaissance :
Comment rendre vivante une image.
Daniel Arasse nous explique comment Léonard de Vinci, techniquement,  avec ses études sur l’œil humain et l’aide du sfumato qu’il perfectionne, y parvient :
« Si la ligne de contour est trop visible, elle crée une rupture dans l’image. Parfaitement exécutée, la peinture promet alors ce qu’elle ne montre pas : une possibilité de suggestion extraordinaire de la peinture par ce qu’elle cache. » Daniel Arasse cite l’architecte romain Pline l’ancien (Ref. Emission ci-dessous)
Léonard de Vinci nous dévoile à travers les symboles cités précédemment le portrait et  les attributs d’un personnage de l’ombre, assis dans  une barque, vêtu d’une cape verte ornée de deux faucons,  devant un livre ouvert, un couvre chef semblable à une mitre.
Le secret se crée en apposant un miroir telle une ligne verticale imaginaire,  passant par le bout de l'index de Mona Lisa,  perpendiculaire à l’horizon incliné (90°).
Le reflet du miroir révèle cette image subliminale dans l’ombre, représentant  en deuxième lecture,  « la moitié » du personnage féminin du tableau. Son mari défunt.
Ce génie espiègle,  en plus d’avoir réalisé un chef d’œuvre,  en a fait un jeu, une énigme.
LE  Mystère  a insufflé la vie à ce tableau. Il nous  conte  l’histoire  de cette nature qu’il affectionne, parfois hostile,  à travers la légende d’Osiris.  Cet alchimiste, dieu divin de la nature, de retour du royaume des ombres,  assis dans sa barque, consultant le livre des morts.
BIBLIOGRAPHIE

· Daniel Arasse : https://www.franceculture.fr/peinture/leonard-de-vinci-peintre-sous-loeil-de-daniel-arasse

· Chantal Jacquet « philosophie de l’odorat » aux éditions Presses universitaires de France

· Interwiew d’andrew Graham Dixon : Elisabetta Gnignera : www.dailymotion.com/video/x5dpdmp

· Sophie Chauveau : Emission 2000 ans d’histoire (France Inter)

· Michel Viegnes « Imaginaire des points cardinaux » aux éditions Imago

· Maurizio Seracini : https://www.dailymotion.com/video/xf0272

· Laure fagnard Conférence : Léonard de Vinci portraitiste

· Patrick Burensteinas : www.youtube.com/watch?v=yHtYw-d4ftg

· Pascal Cotte : www.dailymotion.com/video/x5dpdmp

· Marcellin Pleynet : http://www.pileface.com/sollers/spip.php?article1853#section2

Les écrits de Platon, de specialistes, divers sites internet, multitudes de reportages et Documentaires sur De Vinci, sur la    Renaissance, sur l’histoire de l’Art italien…